D. Conclusion
Selon l’étude réalisée par l’A.E.P. les personnes interrogées déclaraient qu’elles ont recours à l’information données par les O.N.G., la presse écrite et la télévision. L’A.E.P. pourrait avoir un rôle d’information et de sensibilisation en matière :
- d’économie de l’eau
- de conservation de l’eau de pluie
- de limitation des déchets et de tri et de recyclage
- de retraitement des eaux usées
- de vidange des fosses septiques
- de prévention et lutte contre toutes les sources de pollution
L’accent devrait être mis sur l’impact de long-terme des problèmes existants si le citoyen ne s’implique pas en appliquant de bonnes pratiques au quotidien.
En ce qui concerne les agriculteurs, l’AEP pourrait accorder des prêts spécifiques pour l’installation de systèmes d’irrigation permettant d’économiser l’eau. L’AEP pourrait également organiser des formations sur le compost et sur l’agriculture biologique afin de sensibiliser les agriculteurs à ces méthodes et les pousser à limiter l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. Les dangers de ces produits chimiques pourraient être expliqués compte tenu que certaines initiatives locales ont déjà permis de créer des livrets sur les produits hautement dangereux pour la santé et qui sont officiellement interdits.
L’AEP pourrait également s’impliquer afin de donner la parole à ses bénéficiaires au cours d’un débat public. Ce débat serait l’occasion d’exprimer les revendications adressées à l’Etat en termes de qualité de l’eau et de remise en état des infrastructures.
Toutes ces actions devraient être réalisées en partenariat avec d’autres associations ou ONG et pourrait également bénéficier du soutien technique et financier de sociétés privés parce qu’au Liban, le secteur privé représente prés de 90% du PIB et qu’il est le moteur de l’économie.